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L’indemnité forfaitaire de recouvrement, comment ça marche?

L'indemnité forfaitaire de recouvrement

L’indemnité forfaitaire de recouvrement, comment ça marche?

1. Modalités de l’indemnité

L’indemnité forfaitaire de recouvrement correspond à la somme que doit verser un professionnel lorsqu’il a dépassé le délai de paiement. Depuis 2013, tous les professionnels qui seraient en retard de paiement sont désormais dans l’obligation de payer une indemnité forfaitaire de 40€ pour des frais de recouvrement.

Le montant de l’indemnité forfaitaire de recouvrement est fixé à 40€. Toutefois, dans le cas où les frais de recouvrement sont supérieurs à ce montant, il est possible de demander une indemnité complémentaire au client concerné. Ce montant doit pouvoir être justifié.

L’indemnité forfaitaire de recouvrement ne s’intègre pas aux pénalités de retard, elles sont ajoutées à celle-ci. Cela signifie que lorsqu’un client est en situation de retard de paiement, il est possible de réclamer des pénalités de retard ainsi qu’une indemnité pour les frais de recouvrement.

Cette indemnité ne s’applique uniquement qu’aux professionnels, elle n’est pas applicable auprès des particuliers. En revanche, si le professionnel en question est installé à l’étranger, l’indemnité s’applique.

Fiscalement, l’indemnité forfaitaire de recouvrement est déductible dès lorsqu’elle est encaissée. Les indemnités non encaissées ne sont donc pas imposables.

 

2. Les obligations

Cette indemnité forfaitaire doit être mentionnée obligatoirement sur toutes les factures de vente émises à des professionnels ainsi que sur les conditions générales de vente de l’entreprise. Cette information n’est en revanche pas obligatoirement intégrée aux contrats de vente, l’obligation est prévue que pour les deux cas exposés précédemment. L’indemnité forfaitaire de recouvrement doit être réclamée même si le client n’a pas accepté les conditions générales de vente. Voici un exemple de la mention qui doit figurer sur les factures et les conditions générales de vente : « Pour tout professionnel, en sus des indemnités de retard, toute somme, y compris l’acompte, non payée à sa date d’exigibilité produira de plein droit le paiement d’une indemnité forfaitaire de 40 euros due au titre des frais de recouvrement (Art. 441-6, I al. 12 du code de commerce et D. 441-5 ibidem) »

L’indemnité forfaitaire de recouvrement peut être exigée dès que le client dépasse la date d’échéance de paiement. Il n’est pas nécessaire de réaliser une facture pour demander cette somme et elle n’est pas soumise à la TVA.

 

3. L’application de l’indemnité

La mention de cette information est dans l’intérêt du vendeur. En effet, elle permet de crédibiliser le vendeur auprès de ses clients et de montrer qu’il fait preuve de professionnalisme. Elle permet également de montrer le sérieux de l’entreprise et d’imposer clairement les conséquences en cas de retard de paiement.

En cas de non-respect, des sanctions très lourdes ont été mises en place concernant l’indemnité forfaitaire de recouvrement. En effet, si les conditions générales de vente ne comportent pas la mention vue précédemment, une amende de 15 000€ est demandée. Également, si la mention n’est pas indiquée sur la facture, une amende de 75 000€ peut être appliquée.

Actuellement, les entreprises ayant recours à ce système sont encore rares. Selon une étude de 2016, seulement 5% des entreprises interrogées encaissent les frais de recouvrement et 22% y ont recours ponctuellement.

L’indemnité forfaitaire de recouvrement, comment ça marche?
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Elsa L'hote
Elsa L'hote
Rédactrice de contenus comptables
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